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Les arts

Dans le sens des aiguilles d'une montre : « L’Homme à l’oreille bandée », autoportrait de Vincent Van Gogh après sa mutilation ; portrait de Robert Schumann ; portrait de Ludwig van Beethoven ; « Le Cri », d'Edvard Munch. Crédits : Creative Commons

Les acouphènes & les artistes

La peinture

En 1888, Vincent Van Gogh, qui réside alors en Arles, écrit à son frère Théo : « Je subis l’assaut de grandes crises hallucinatoires et j’ai appris des autres, que pendant leurs crises, ils entendent comme moi de drôles de sons et que devant leurs yeux les images défilent. »

 

Longtemps les experts médicaux mondiaux ont pensé que Van Gogh était atteint d’ une épilepsie neurosensorielle ; en réalité, ses hallucinations auditives étaient des acouphènes avec une surdité et les hallucinations visuelles, un nystagmus.

Ses signes s’inscrivent dans la triade symptomatique classique de la maladie de Menière, avec ses périodes de rémission. « J'ai expliqué au docteur Rey que les crises que j’ai eues ont été suivies de trois ou quatre mois de tranquillité », ajoutera le peintre.


C’est d’ailleurs au décours d’une crise violente, après s’être disputé avec Gauguin, que Van Gogh se mutilera l’oreille gauche. Le Dr Rey, appelé à son chevet, rapportera que Van Gogh voulut se débarrasser de ses acouphènes en se coupant l’oreille.


Il n’est ainsi pas rare que des patients excédés réclament à leur médecin la section de leur nerf auditif. Cet épisode tragique de la vie de Van Gogh nous laissera un de ses plus célèbres autoportraits au miroir (qui montre donc le pansement du côté droit) : « L’Homme à l’oreille bandée » (voir ci-contre).

Quant au « Cri », d'Edvard Munch, il symbolise l'angoisse, les lignes courbes des vertiges, la solitude de l'acouphénique persécuté...

 

La musique

Ludwig van Beethoven et Robert Schumann auraient tous les deux souffert d’acouphènes. Dans une lettre à son ami Wegeler, Beethoven se plaint d’un bourdonnement dans ses oreilles présent nuit et jour, sans relâche. Quant à Schumann, des comptes rendus anecdotiques suggèrent qu’il entendait en permanence une note musicale dans sa tête.