Dysfonctionnements de l'oreille interne

Physiopathologie : ce signal anormal perçu par le sujet n'est généralement lié qu'à l'existence de dysfonctionnements plus ou moins importants des cellules sensorielles de l’oreille interne. Cependant, leur existence ne suffit pas pour que l'acouphène soit entendu.Il ne peut atteindre la conscience que sous certaines conditions, probablement un déséquilibre du système nerveux autonome -- système contrôlant nos fonctions automatiques- (respiration, rythme cardiaque, pression artérielle, motricité digestive, sudation....), sous l’effet du stress, de la fatigue, ou de la maladie. Une fois perçu par le sujet, l'acouphène peut avoir deux évolutions très différentes :

  1. des acouphènes très similaires en fréquence et en intensité seront facilement, ignorés par une majorité des patients qui ne seront pas ou peu affectés,

  2. d'autres (20% environ), constamment conscients de leur présence, se plaindront de difficultés de concentration, de diminution du rendement intellectuel, de troubles de la libido, de l'endormissement, d’agressivité, de dépression... dans tous les cas d'une baisse notable de leur qualité de vie.

 

Les sujets jeunes, de sexe masculin, sont psychologiquement plus affectés par leurs acouphènes. L'orientation vers l'une ou l'autre de ces directions dépend probablement du fonctionnement du système nerveux végétatif et de la signification émotionnelle de l'acouphène chez le patient considéré. 

Pour les acouphènes chroniques par exemple, on assiste à des réorganisations de réseaux neuronaux collatéraux à ceux de la voie auditive (voies associatives, système nerveux autonome..) qui rendent plus difficiles leur traitement futur.

En effet la neuropsychologie nous enseigne que les stimuli sonores nouveaux ou associés à une expérience négative sont traités comme des sons signifiants et évoquent une réponse émotionnelle qui prépare l'organisme à une réaction de fuite ou d'affrontement; la répétition de ces sons se traduit par un renforcement de leur perception et une résistance à leur suppression par d'autres stimuli.

 

Au contraire, la répétition de signaux neutres s'accompagne de la disparition progressive des réponses induites, ce qui correspond au phénomène d'habituation. Le devenir d'un acouphène dépourvu de signification émotionnelle pour le sujet est donc l'habituation.

Illustration de l'oreille interne :  Crédit : iStock / Getty Images

Acouphènes > physiopathologie

© 2016 Institut méditerranéen de recherche et de traitement des acouphènes (IMERTA)

Centre médical Clairval -  4e étage - Rue 317 Bd du Redon - 13009 Marseille

Contact   ı   Crédits & copyright   ı   Conditions générales d'utilisation